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Un départ trop fulgurant !

 

Avril 1949 : les pionniers de la Faïencerie sur le départ. Le lancement avait été un peu trop fulgurant et il fallait rationaliser
Avril 1949 : les pionniers de la Faïencerie sur le départ. Le lancement avait été un peu trop fulgurant et il fallait rationaliser
Le projet s'avère un peu trop ambitieux et la maison-mère de Niderviller est confrontée à des problèmes financiers qui ébranlent également Pornic. Même si la demande est forte, la commercialisation ne suit pas le rythme. En avril 1949, tout le personnel est remercié, à l'exception des cadres. La M.B.F.A. réembauche dans la foulée, mais sur des bases plus raisonnables, avec quatre décoratrices pour très vite passer à vingt.

 

 

L'arrivée du Petit Breton...

 

La production repart, mais cette fois pour engendrer une seconde lignée aux côtés des créations pour les Arts de la Table. Le tourisme se développe grâce aux congés payés et les vacanciers retournent en ville avec un souvenir du pays dans leurs valises.

 

Raymond Cordier, créateur du Petit Breton
Raymond Cordier, créateur du Petit Breton
... ici en couple
... ici en couple
La Faïencerie se lance donc dans ce créneau régional et Raymond Cordier (*), ancien coiffeur et chef de l'atelier de décoration, crée alors le Petit Breton dont la progéniture dépasse à l'heure actuelle les vingt millions d'exemplaires. 

 

 

... et celle des peintres

 

Si le régionalisme apporte le pain quotidien, les années 1950 sont également riches en créations et en réalisations de pièces uniques, grâce notamment aux décors originaux d'artistes peintres tels qu'Émile Folliette, Bernard Roy et Henry Simon dont les scènes maraîchines étendront la renommée pornicaise en Vendée.

 

Malgré l'aspect paisible de l'atelier en 1962, la productivité exigeait qu'un service de table de 56 pièces soit réalisé en 4h56mn
Malgré l'aspect paisible de l'atelier en 1962, la productivité exigeait qu'un service de table de 56 pièces soit réalisé en 4h56mn
Ce rayonnement s'amplifiera d'abord grâce à Raoul Bréteau, ami d'Henri Simon, droguiste à Challans puis avec l'arrivée en 1950 de Charles Mirgon (**), inlassable et souriant représentant de commerce de la Faïencerie pendant 43 ans.

 

Mais le marché de la faïence se sature, la maison-mère décline et la banque Wörms devient actionnaire majoritaire de Niderviller et donc de la M.B.F.A. Pourtant l'atelier ne chôme pas, d'autant plus qu'une prime à la productivité double la cadence.

 

La toute première carte de visite des représentants dessinée par Paul Urfer
La toute première carte de visite des représentants dessinée par Paul Urfer
La M.B.F.A. a un bureau d'échantillons à Paris, rue de Paradis dans le quartier traditionnel des porcelainiers, des faïenciers et des verriers. José Taboada, directeur commercial du groupe, prospecte les grands magasins parisiens (le Printemps, les Trois-Quartiers, les Galeries Lafayette, le BVH) et Pornic présente toujours de nouvelles collections au salon des Arts du Feu, Porte de Versailles.



(*) Raymond Cordier, décédé en 1987, repose à Mas-Grenier dans le Tarn-et-Garonne

(**) Charles Mirgon nous a quitté en mars 2011.