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Les bases de la décoration


L'épongé. Photo © Josette Kleczinski
L'épongé. Photo © Josette Kleczinski

Décor au pinceau, à main levée ou posée, au pochoir, à l'éponge ou au tampon, les décoratrices pornicaises maîtrisent plusieurs techniques. Toutes ont commencé leur apprentissage par celle de la touche.



Un B.A.-BA ardu
Un B.A.-BA ardu

La touche


Procédé du XIXème, la touche est ce fameux coup de pinceau qui produit la palmette, pétale allongé base même des décors régionaux. Sa technique se résume en trois simples verbes : poser, tirer et lever... quasi simultanément !


Mais avant de poser le pinceau, la décoratrice le charge d'une peinture soigneusement préparée avec un médium et de l'eau pour qu'il arrive au terme de sa mission, sans goutter ni sécher. Et il lui faudra tirer maintes feuilles pour peaufiner un geste à la fois spontané et souple de haute dextérité et donner à chaque palmette un galbe parfait rehaussé d'une lumière centrale.



Seule une longue pratique permet d'acquérir l'art de tracer un filet parfait
Seule une longue pratique permet d'acquérir l'art de tracer un filet parfait

Un filet sans fin !


Un filet réussi n'a ni queue ni tête ; l'œil ne décèlera pas le point de rencontre des deux extrémités. La concentration est de rigueur, avec en outre la maîtrise de la tournette. C'est sur cet objet similaire à un tour de potier manuel que la décoratrice place la pièce à filer, sans autres repères que le doigt et l'œil.


La tournette, chevalet de la décoratrice
La tournette, chevalet de la décoratrice

Alors que la main gauche actionne la tournette, la droite tient sûrement mais souplement le pinceau pour déposer un filet, un cheveu ou une bande, sans la moindre trace de faille humaine.

  

Voir le film :



Le secret pornicais de ses parfaits liserés ovales


Tracer un filet sur une forme ronde, c'est un métier. Le reproduire sur une autre forme tient de la prouesse. Or cette machine, inventée par Jacques Guérin en 1974, permet, grâce à un système simple mais ingénieux de mandrins et de pignons, de tracer des filets sur tout plat de forme ovale. Le principe a depuis été repris par un fabricant de machine pour céramiques. Sur la tournette, aucun repère pour centrer une pièce, sinon le doigt, l'œil et l'expérience...